Domaine 09

Audit de votre empreinte numérique et de votre e-réputation

Avant d’engager la moindre démarche, il faut savoir ce qu’un tiers trouve réellement sur vous ou sur votre société : sur quelles requêtes, dans quel ordre, et ce qui, dans cet ensemble, constitue une prise exploitable. L’audit établit cette situation de départ par écrit. C’est, dans la plupart des dossiers, le premier mandat confié au cabinet.

Le principe

On ne traite bien que ce que l’on a mesuré

Face à un contenu qui dérange, la tentation consiste à s’attaquer immédiatement à ce contenu. C’est presque toujours une erreur de séquence. Un article visible en première position n’est parfois qu’un symptôme : la difficulté réelle tient à la pauvreté de tout ce qui l’entoure, ou à trois autres occurrences que vous n’aviez pas repérées et qui prendront sa place dès qu’il aura disparu.

L’audit répond à une question simple à formuler et longue à traiter : que voit un interlocuteur qui vous cherche ? Un investisseur, un journaliste, un conseil d’administration, un client, une partie adverse ne tapent pas la même chose et ne s’arrêtent pas au même endroit. Le cabinet reconstitue ces parcours, mesure ce qui apparaît et distingue le bruit de ce qui constitue une vulnérabilité utilisable par un tiers.

Cette mesure a une seconde vertu. Sans état initial documenté, il n’existe aucun moyen sérieux d’apprécier ce qu’une intervention aura produit. Le document d’audit devient la référence commune du dossier : c’est à lui que l’on revient à chaque point d’étape, pour comparer et non pour interpréter.

Périmètre

Ce que l’audit couvre

Le périmètre est arrêté avec vous lors du cadrage, mais il repose toujours sur un même socle :

  • les résultats de recherche sur votre nom et ses variantes, y compris les fautes d’orthographe les plus courantes et les associations du type « nom + avis » ou « nom + procès » ;
  • les suggestions automatiques et les recherches associées, qui orientent l’interlocuteur avant même qu’il ait cliqué ;
  • les contenus de presse et leurs archives, avec les reprises, les agrégateurs et les traductions ;
  • les avis, notations et fiches d’établissement, ainsi que les plateformes propres à votre secteur ;
  • les réseaux sociaux, les forums et les espaces de commentaire, publications anciennes comprises ;
  • les données personnelles accessibles publiquement : coordonnées, adresse, entourage, documents indexés par inadvertance ;
  • les mentions dans les bases, les registres et les annuaires professionnels ;
  • pour une société, les signaux attachés à ses dirigeants, à ses anciens collaborateurs et à ses marques.

Le périmètre n’est pas borné à un pays. Les requêtes et les langues retenues sont celles qui correspondent à votre exposition réelle, en Suisse, en France ou sur d’autres marchés, et le relevé englobe les supports étrangers dès lors qu’ils remontent sur votre nom. Le cabinet est établi à Lausanne et conduit ce travail à distance pour des personnes et des sociétés situées ailleurs.

Les contenus oubliés méritent une attention particulière. Un blog fermé depuis dix ans, un profil abandonné, une prise de position de jeunesse restent souvent accessibles et remontent parfois d’eux-mêmes, à la faveur d’une modification d’algorithme ou d’une actualité qui réactive le sujet. Ce sont souvent les constats qui surprennent le plus les personnes auditées.

Livrable

Le document que vous recevez

L’audit se conclut par un document écrit, remis et commenté lors d’un entretien. Il n’a pas vocation à énumérer : il hiérarchise. Chaque constat est classé par niveau de risque, selon la visibilité effective du contenu, son caractère durable et ce qu’un tiers pourrait en faire.

Pour chaque élément retenu, le document indique ce qui est mobilisable : le fondement juridique lorsqu’il en existe un, les procédures ouvertes par la plateforme concernée, les leviers techniques agissant sur l’ordre des résultats. Lorsque rien n’est mobilisable, cela figure également, avec la raison. Un constat sans issue reste une information utile : elle évite d’engager une démarche vouée à échouer et à affaiblir les suivantes.

Vient enfin un ordre d’intervention. Toutes les actions ne se valent pas et certaines doivent précéder les autres, sous peine de compromettre celles qui suivent. Le document propose une séquence et un calendrier réaliste, que vous validez avant tout engagement. Vous savez ainsi ce qui peut être obtenu, par quels leviers et dans quel délai, avant de décider.

Déroulement

Un protocole en quatre phases

01

Cadrage

Un premier échange fixe le périmètre : personnes et entités concernées, requêtes à couvrir, langues, points d’attention déjà connus de vous.

02

Relevé

Recherches conduites depuis des environnements neutres, sans personnalisation des résultats. Chaque occurrence est capturée, datée et consignée.

03

Qualification

Analyse juridique et technique de chaque contenu retenu, classement par niveau de risque, identification des leviers disponibles.

04

Restitution

Remise du document et entretien de restitution. Les suites possibles sont exposées, y compris celle de ne rien engager du tout.

Le déroulement détaillé d’un mandat

Usages

Quand un audit s’impose

Certaines échéances rendent l’exercice indispensable. Une prise de fonction : le conseil qui vous nomme aura consulté votre nom avant l’annonce, et la presse le fera après. Une levée de fonds ou une cession : la diligence d’un investisseur ou d’un acquéreur comprend désormais une revue de ce qui est publiquement accessible sur la société et sur ceux qui la dirigent. Une nomination, une candidature à un mandat, une entrée dans un conseil d’administration obéissent à la même logique.

D’autres situations appellent un audit pour des raisons différentes. Avant une intervention, pour établir la situation de départ et calibrer le périmètre du mandat. Avant une action juridique, pour documenter l’état des publications à une date certaine, ce qui a une valeur lorsque le contenu litigieux est ensuite modifié ou retiré par son auteur. Ou simplement parce que vous n’avez jamais regardé, et que votre exposition a jusqu’ici été construite par d’autres que vous.

Déontologie

Ce que le cabinet ne fait pas

L’audit porte exclusivement sur ce qui est accessible à n’importe quel interlocuteur. Aucune méthode intrusive n’est employée : pas d’accès à des espaces privés, pas de contournement de restriction, pas de contact sous fausse qualité. Le cabinet ne collecte aucune donnée non publique et ne conduit aucune investigation sur des tiers, qu’il s’agisse d’un concurrent, d’un ancien collaborateur ou de l’auteur d’un contenu qui vous vise.

Ce cadre n’est pas une contrainte subie, c’est ce qui donne sa valeur au document. Un audit fondé sur des éléments qu’un tiers ne peut pas atteindre décrirait un risque qui n’existe pas et laisserait de côté le seul qui compte : celui que le monde voit.

La suite

Trois issues, toutes assumées

La première : l’audit débouche sur un mandat d’intervention, dont le périmètre découle directement des constats hiérarchisés. Vous savez alors ce qui sera traité, dans quel ordre et pour quel résultat attendu, avant la première démarche.

La deuxième : la situation ne justifie pas d’intervenir, mais elle mérite d’être suivie. C’est le rôle de KDB Shield, qui reprend les requêtes établies par l’audit, les surveille en continu et vous alerte lorsqu’un élément appelle une attention.

La troisième : rien. Il arrive qu’un audit conclue à une exposition saine, sans contenu problématique ni vulnérabilité exploitable. Nous vous le disons alors clairement et le dossier s’arrête là. Un cabinet qui trouverait matière à intervenir dans chaque situation qu’on lui soumet ne mériterait pas qu’on lui confie la suivante.

Questions fréquentes

Ce que nos clients nous demandent

Que contient exactement l’audit ?

Un document écrit qui recense ce qui est visible sur vous ou votre société, requête par requête, et qui classe chaque constat par niveau de risque. Pour les éléments retenus, il précise le fondement juridique disponible, les procédures de plateforme applicables et les leviers techniques agissant sur l’ordre des résultats. Il se termine par un ordre d’intervention et un calendrier. Le document est remis et commenté lors d’un entretien de restitution.

Combien de temps prend un audit ?

Cela dépend du périmètre : une personne seule, une société avec ses dirigeants et ses marques, le nombre de langues et de requêtes couvertes, l’ancienneté des contenus à retrouver. Le délai de remise est arrêté lors du cadrage et figure dans la proposition qui vous est adressée. Vous le connaissez donc avant de vous engager, comme le périmètre exact des recherches conduites.

L’audit est-il facturé séparément du mandat d’intervention ?

L’audit constitue une prestation en soi, avec son propre livrable, et il se suffit à lui-même : il peut constituer l’intégralité du mandat. Lorsqu’il débouche sur une intervention, il en devient la première phase et la proposition d’honoraires en tient compte. Le périmètre et les honoraires sont établis sur devis après un premier échange, et rien n’est engagé sans votre accord écrit.

Recherchez-vous des informations privées ?

Non. L’audit porte exclusivement sur ce qui est accessible à n’importe quel interlocuteur, depuis un navigateur ordinaire. Aucun accès à des espaces privés, aucun contournement de restriction, aucun contact sous fausse qualité, aucune collecte de données non publiques. Le cabinet ne conduit pas davantage d’investigation sur des tiers, qu’il s’agisse d’un concurrent, d’un ancien collaborateur ou de l’auteur d’un contenu.

Peut-on auditer une société et ses dirigeants dans le même mandat ?

C’est la configuration la plus fréquente, et souvent la plus utile. Les résultats attachés au nom d’un dirigeant et ceux attachés à la raison sociale se contaminent : un article visant la personne remonte sur la société, une controverse d’entreprise s’attache durablement au nom de celui qui la dirigeait. Un audit conjoint fait apparaître ces liens, que deux audits séparés laisseraient passer.

À quelle fréquence faut-il renouveler un audit ?

Un audit est une photographie à une date donnée. Pour une personne ou une société exposée, une reprise à chaque échéance importante garde son sens : prise de fonction, opération financière, changement de gouvernance. Entre ces moments, la répétition d’audits complets est rarement le bon outil : une surveillance continue détecte les évolutions au fil de l’eau, ce qu’un exercice annuel ne permet pas.